Pourquoi la fantasy française mérite enfin sa propre scène
Entrez dans n’importe quelle librairie française. Dirigez-vous vers le rayon fantasy. Regardez les étagères.
Tolkien. Sanderson. Maas. Martin. Hobb. Kuang. Abercrombie.
Des noms immenses, des œuvres que nous aimons profondément. Des univers qui nous ont donné le goût de la fantasy, qui nous ont fait rêver, qui continuent de nous inspirer. Nous ne sommes pas là pour les remettre en cause — bien au contraire.
Mais en regardant ces étagères, nous avons ressenti quelque chose. Un manque. Une absence.
Où sont les voix françaises ?

C’est la question que nous nous sommes posée. Et c’est précisément pour y répondre que nous avons créé Novembre Éditions.
Un constat difficile à ignorer
La France est l’un des pays qui lit le plus en Europe. Le marché du livre y est vivace, les librairies nombreuses, les lecteurs passionnés. Et pourtant, quand il s’agit de fantasy, la production française reste largement invisible sur les étagères.
Ce n’est pas faute de talent. Les auteurs et autrices français·es qui écrivent de la fantasy existent — ils sont nombreux, créatifs, ambitieux. Mais ils manquent de visibilité. Ils manquent de soutien. Ils manquent d’une maison qui croit en eux et qui se bat pour les faire exister sur le marché.
Le problème n’est pas l’offre. C’est la structure qui l’entoure.
La fantasy mondiale est riche — et la France y a sa place
Il serait réducteur, et franchement injuste, de voir dans la popularité des auteurs anglo-saxons un problème en soi. Nous aimons ces œuvres. Elles ont construit le genre tel que nous le connaissons aujourd’hui, et elles continuent de le faire évoluer.
Mais la richesse d’un genre tient précisément à sa pluralité. Et la pluralité, en fantasy francophone, est encore trop peu représentée sur les étagères.
La réalité, c’est que le marché du livre fantasy est structurellement déséquilibré. Les grandes maisons américaines et britanniques disposent de budgets marketing colossaux, de réseaux de distribution mondiaux, et d’une longueur d’avance historique. Leurs livres arrivent en France déjà auréolés d’une réputation internationale, portés par des communautés de lecteurs actives sur BookTok et Bookstagram.
Face à ça, un auteur français qui débute part avec un handicap structurel — pas un handicap de talent.
Nous pensons que ce déséquilibre peut être rééquilibré. Pas en opposant les littératures les unes aux autres, mais en ajoutant des voix qui manquaient.
Ce que nous croyons profondément
Nous croyons que la fantasy française a une identité propre, distincte de ce qui se fait ailleurs.
Elle puise dans un folklore riche et souvent inexploré — les légendes celtiques, les contes du Moyen Âge, les figures de la mythologie gauloise et médiévale française. Elle hérite d’une tradition littéraire exigeante, d’un rapport à la langue qui n’appartient qu’à elle. Elle porte une sensibilité particulière, une façon de construire les personnages et les intrigues qui ne ressemble à aucune autre.
Quand Pierre Pevel plonge dans le Paris du XVIIe siècle avec ses Lames du Cardinal, il ne fait pas de la fantasy « à l’américaine ». Quand Alain Damasio construit ses univers de La Horde du Contrevent, il invente quelque chose d’intraduisible.

C’est cette singularité que nous voulons défendre. Cette voix-là.
Notre ambition chez Novembre Éditions
Nous ne sommes pas une maison d’édition qui publie de la fantasy par défaut, faute de mieux. Nous sommes une maison d’édition qui a choisi la fantasy française comme territoire, comme conviction, comme combat.
Notre ambition est simple à formuler, ambitieuse à réaliser : donner aux auteurs et autrices français·es de fantasy la maison qu’ils méritent. Une maison qui les accompagne vraiment, qui croit en leur vision, qui travaille à les rendre visibles dans un marché qui ne leur fait pas toujours de place.
Notre premier roman paraît d’ici la fin de l’année. C’est une fantasy française, exigeante et singulière. Nous sommes fiers de le porter. Et ce n’est qu’un début.
Pourquoi maintenant ?
Parce que le moment est là.
Les communautés de lecteurs francophones se structurent sur les réseaux sociaux. BookTok et Bookstagram en français explosent. Une nouvelle génération de lecteurs cherche des œuvres qui leur parlent, des histoires ancrées dans leur culture, des auteurs avec qui ils peuvent interagir dans leur langue.
Le marché du livre est en recul, nous ne l’ignorons pas. Mais les crises sont aussi des opportunités pour ceux qui savent se positionner différemment. Nous ne voulons pas nous battre sur le même terrain que les mastodontes de l’édition anglo-saxonne. Nous voulons occuper un territoire qui n’appartient encore à personne : la fantasy française, portée avec ambition, distribuée autrement, connectée à sa communauté.
Ce territoire, nous allons le construire. Livre après livre, auteur après auteur.
Une invitation
Si vous lisez ces lignes, c’est que vous vous intéressez à la fantasy. Peut-être que vous adorez Sanderson, Maas ou Hobb — nous aussi. Et peut-être qu’en même temps, vous avez regardé ces étagères de librairie et ressenti ce manque, cette absence de voix françaises dans un genre que vous aimez.
La fantasy est un genre immense, assez grand pour tout le monde. Nous construisons Novembre Éditions pour enrichir cette diversité, pas pour en exclure quiconque.
Suivez-nous. La suite s’annonce belle.
L’équipe de Novembre Éditions


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